Publi le jeudi 22 décembre 2005
Voilà, c’est (re)-parti !
Je me lance et inaugure aujourd’hui ce qui sera, nous l’espérons tous, une arène de débats fort bien remplie. Lorsque vient le temps d’aborder la campagne électorale fédérale qui nous occupera jusqu’au 23 janvier, je sens se réveiller en moi une réflexion maintes fois entamée. Les élections municipales qui viennent de se terminer au Québec ont tôt fait de nous ramener à la dure réalité : les jeunes s’intéressent peu au processus électoral, et ils ne votent pas en grand nombre.
Les faits sont clairs et on peut même dire que la participation électorale des jeunes est anémique (Élections Canada fait notamment état d’un taux de participation électorale d’à peine 25 % pour les jeunes de 18 à 24 ans lors des élections fédérales de 2000). On peut difficilement imaginer que la participation au scrutin du 23 janvier sera supérieure, considérant le moment de l’année, mais aussi le fait qu’il s’agit d’une seconde élection générale en 18 mois, et que les enjeux de la campagne sont plus que semblables.
Par contre, l’impressionnant dynamisme politique dont ont fait preuve les jeunes au cours des dernières années (émergence de nombreux groupes d’intérêts à caractère participatif s’attaquant aux problèmes de l’environnement ou de la mondialisation, immense succès des deux éditions de l’école d’été de l’Institut du nouveau Monde, mobilisation étudiante historique dans le dossier des prêts et bourses, etc.) a de quoi laisser perplexe. Le paradoxe est en effet troublant : les jeunes ne manifestent pas d’apathie envers l’action politique, au contraire, mais ils semblent en revanche bouder la participation électorale.
Ce constat suscite des questions qui demeureront ici sans réponse, mais qui mèneront, j’ose le penser, aux débats les plus variés. Comment expliquer la faible participation électorale des jeunes ? Est-elle la résultante d’une conviction profonde en l’inutilité de l’exercice du vote, ou simplement de l’insatisfaction globale envers les alternatives politiques proposées par les partis ? Je peux pourtant vous garantir que les enjeux du scrutin fédéral du 23 janvier sont profondément rattachés à la vie des jeunes : l’éthique et la vie démocratique, les services de garde et la famille, le financement de l’éducation post-secondaire, la protection des espaces naturels et de l’environnement, la place du Québec au sein du Canada, etc. Qui pourra donc nous dire comment leur faire comprendre, afin que leur vote à eux aussi forge l’avenir du Canada ?
À votre tour de sauter dans l’arène !
Pierre-Alain Benoît
Modérateur du blogue
Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM)
par meselections | le 2005-12-22 12:30:32 | PERMALIEN
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